L'improbable blog de
Où l'on parle un peu, beaucoup,
passionnément (à la folie ?) de course à pied, (mais pas que !!)
Le récit de ma participation 2008
: partie 1
partie
2
La vidéo
2008
La renaissance
Oui, mais voilà, le destin en a decidé autrement, il était écrit que mon premier abandon ne serait-pas pour aujourd'hui : j'ai suivi mon « sauveur podologue » de Moréac jusqu'à Vannes, discuter avec lui me fait du bien, me réveille, nous marchons d'un bon pas, et j'ai l'impression que je me refais « la cerise », l'idée d'abandonner à Vannes commence à refluer, et- si finalement je pouver boucler le tour dans un temps correcte, genre moins de 30 heures ??? (Et oui, je suis incorrigible, il faut tout le temps que je me mette la pression sur un éventuel chrono, pfff).
J'aime bien la partie avant Vannes, un long aller retour sur le port qui nous permet de visualiser le ravito rapidement, mais de ne l'atteindre qu'après de longue minutes, à proximité de celui-ci, il n'est plus question d'abandon, ha ca, non, le jour se léve, j'ai le sourire aux lévres, prêt à en décourdre de nouveau. Mon « podologue sauveur » a par contre moins de chance que moi, son état ne s'est pas forcément amélioré, je crois que je vais devoir repartir avant lui...
Je pointe à Vannes en 12h41, ce qui compte tenu de mon puissantissime coulage de biel reste correct, je récupére mon sac et change uniquement de T-shirt (je mets celui du GR73 2007, c'est un maillot fétiche depuis les 24h00 d'Arcueil, vraiment, parfois, on se raccroche à pas grand chose), discute un peu avec les bénévoles et vais me restaurer.
Sous la tente du ravito, je retrouve Robert Charvin, (L'Castor Sénior) qui à l'air en forme, après un sandwchic au saucisson (encore) je ne m'attarde pas, je serais restais un quart d'heure à Vannes.
Commence alors la bataille de la journée, plus question de courrir en continu, cela ne m'est plus possible, par contre je me rends compte rapidement, qu'un « Cyrano » (alternance de course et de marche) de 4 minutes de course pour 1 minute de marche me va parfaitement, (en plus mathématiquement, c'est on ne peut plus simple, impossible de se faire des noeuds au cerveau), j'ajoute à cela 5 minutes de marche à la chaque de fin d'heure, et voilà mon rythme de croisière tout trouvé. Ce qui mentalement m'aide beaucoup, c'est la fréquence des ravitaillements, au maximum, entre deux ravitos, j'aurais 24 km. Je ne pense donc qu'au ravito suivant, jalon nécessaire à la poursuite de l'aventure.
Peu avant Noyalo, je rejoins la première féminine du moment (Zouzou qui fera 1ere V1F) et son camarade du jour, on fait un moment le « yoyo », nos cyranos respectif étant différent, puis après le ravito, je ne les verrais plus.
Coûte que coûte, je maintiens l'allure (plus ou moins 7km par heure), je suis doublé par un ou deux relais, puis par un concurrent du raid (qui m'avait déjà doublé après Séné), il a une allure d'enfer (il s'agit en fait du N°226) et je l'envie un peu.
L'arrivée à Sarzeau est une délivrance, je me dis qu'il est impossible de ne pas aller au bout maitenant, sauf à me faire boulotter par un ours, c'est pas possible...De nouveau un quart d'heure d'arrêt, et je repars, le rythme a de nouveau un peu baissé, mais pas trop, je triche un peu sur mon cyrano, maintenant, mais je ne suis plus à une minute prêt et je sais aussi que je devrais pouvoir bloucler en moins de trente heures, alors j'essaie de profiter de ce paysage magnifique que propose le golfe.
En cette fin de course, mon plaisir est un peu gaché par des problèmes urinaires, certains ne boivent pas assez, moi je bois trop ! Mon urine est a une forte couleur brune (haaaa, les toxines) et ca piquote un peu (hum, hum).
Au dernier ravito, j'appelle Géraldine, mon épouse, la rassure sur mon état et sur les 10 derniers KM qu'il me reste à faire. Petit coup de fil également à Jérôme pour savoir où il en est et à May pour se retrouver à l'arriver.
Il me faudra précisément 1h36 pour parcourir la distance entre le dernier ravito et l'arrivée. Celle-ci fut interminable, un temps égayée par Martine (première fémine), et son « coach survitaminée » qui la boostera jusqu'au bout. Je les ai un temps suivi, jusqu'à Port Navalo, j'ai encore lever le pied, décidant de faire les deux derniers km en marchant tranquillement. Ce n'est que dans le dernier virage que je me remets à courir pour franchir la ligne d'arrivée, sous l'oeil de Cédric (frais comme un gardon malgrès sa 5 éme place) qui me tire le portrait.
Ensuite, une enclume me tombe dessus, comme souvent après un gros ultra, je vais m'assoire dans la tente du ravito, May, se chargeant d'aller récupérer mes affaires dans la voiture (merci). Sur le coup, je suis vidé, défragmenté, explosé, éparpillé, bref, je suis claqué, j'ai besoin de dormir. Il m'est imposible de manger ou boire sous peine de régurgiter le tout sur la table du ravito, ce serait du plus mauvais effet...Je vais péniblement prendre une douche, puis vais m'allonger, faire le ver de terre, deux heures dans l'herbe à 10 m de l'arrivée....
Vers 21h30, je refais surface, juste assez-tôt pour accueil Alex qui en fini également, chapeau, deux semaines après les jours d'Antibes (sont fous ces varois). Le temps d'aller manger une bonne pizza, de boire deux bières et à 1h00 du matin, nous assistons également à l'arrivée de Jérome, belle perf pour lui également....Il est tant d'aller dormir pour de bon
Epilogue :
Ce fût d'abord un WE entre amis avant d'être une course, j'ai eu un plaisir immense à revoir Jérôme, May, et découvir un peu Alex . WE de rencontre également, avec les bénévoles d'une extreme gentillesse, du public tout au long du parcours, des concurrents connus ( je ne les sites pas de peur d'en oublier) ou inconnus. E t puis la rencontre avec le golfe, paysage magique, varié, qui ne se lasse pas d'être regardé, c'est sûr j'y retournerais au moins en vacances, pour prendre le temps d'en voir plus.
Conclusions à froid : c'est une course magnifique, avec un peu de bitume, certes, mais le terrain est suffisament varié pourque cela ne soit pas à mon avis un inconvenient. Le dénivellé (environ 1000 M de D+) peut paraître insignifiant, mais c'est l'enchainement de petit raidillons ou d'escalier qui casse les pattes.
Mes erreurs : serais-je partis un poil trop vite ?? Hum, hum, pas sur, cela correspondait bien à ma forme du moment. Alors comment expliquer la déconfiture de Moréac ?? Le mental, tout simplement, tant que l'on n'est pas blessé, quand on a un coup de mou, il faut savoir attendre le « rebond », facile à dire maintenant, encore faut-il avoir la lucidité l'instant présent.
Autre erreur, j'au bu un peu trop, entrainant des douleurs urinaires, me rallentissant un peu sur la fin...
Petites statistiques :
|
Secteur |
lieu |
Km |
R |
km/R |
Pointage |
classement |
|
1 |
Locmariaquer - Départ |
|
|
|
|
|
|
|
Kerouac'h |
10 |
R |
|
|
|
|
2 |
Crach |
17 |
|
|
01:51:46 |
105 |
|
|
Auray |
26 |
R |
|
|
|
|
3 |
Le Bono |
34 |
R |
|
03:44:09 |
86 |
|
|
Mériadec |
|
R |
|
|
|
|
4 |
Larmor-Baden (BH : 5h00 samedi) |
52 |
R |
|
05:49:14 |
68 |
|
|
|
|
|
|
05:57:54 |
44 |
|
|
Le Moustoir |
67 |
R |
|
|
|
|
5 |
Arradon |
72 |
|
|
08:45:53 |
45 |
|
|
Moréac |
78 |
R |
|
|
|
|
6 |
Vannes - Larmor-Gwened (15h00 samedi) |
94 |
R |
|
12:41:12 |
79 |
|
|
|
|
|
|
12:57:51 |
|
|
7 |
Séné - La pointe du Bil |
110 |
R |
|
15:00:49 |
|
|
8 |
Noyalo (01h00 le dimanche) |
124 |
R |
|
16:56:06 |
|
|
9 |
Sarzeau (3h00 dimanche) |
144 |
R |
|
20:14 |
43 |
|
|
|
|
|
|
20:27 |
38 |
|
|
Porh Nèze (9 heure le dimache) |
158 |
R |
|
22:34:29 |
39 |
|
10 |
Bernon |
167 |
R |
|
|
|
|
|
Port du Crouesty - Arrivée (44h00) |
177 |
R |
|
25:35:34 |
40 |
Merci à Géraldine, mon épouse de me laisser vivre ces moments là....